Les pierres et les arbres ont besoin qu'on s'occupe d'eux.
Valoriser et protéger le patrimoine, valoriser et protéger l'environnement : deux des quatre missions de nos statuts, et en vérité une seule — car au village, le bâti et le vivant se tiennent. La fontaine a besoin de sa source, la châtaigneraie de ses murets, le sentier de ses passeurs.
Fontaines, fours, chapelles, murets.
Le patrimoine du village n'est pas monumental : il est domestique, et c'est ce qui le rend précieux. Des fontaines où l'on remplissait les cruches, des fours à pain qui chauffaient pour tout un hameau, des chapelles où l'on se retrouve encore aux fêtes, des kilomètres de murs en pierre sèche qui tiennent les terrasses depuis des générations.
Notre travail : recenser ce petit patrimoine, signaler ce qui menace de tomber, organiser avec la commune et les propriétaires les entretiens et petites restaurations à notre portée, et documenter — photos, mesures, témoignages — ce qui devra attendre des mains plus expertes. Débroussailler une chapelle, rejointoyer un four, remonter un pan de muret : rien de spectaculaire, mais dans dix ans, cela fera toute la différence.
Châtaigneraies, sentiers, eau et feu.
Le Boziu est un pays de châtaigniers : ces arbres ont nourri le village pendant des siècles et méritent mieux que l'abandon. Nous participons à l'entretien des châtaigneraies accessibles, au dégagement des sentiers qui relient hameaux, sources et cols, et aux journées de nettoyage qui rendent au maquis ce qui n'aurait jamais dû s'y trouver.
Protéger l'environnement, ici, c'est aussi une affaire de bon sens montagnard : respecter l'eau des sources et des lavoirs, garder les abords des habitations débroussaillés contre le feu, ne rien laisser derrière soi et apprendre aux plus jeunes à marcher dans la montagne comme on entre chez quelqu'un — avec respect.
Une matinée de travail, une tablée pour finir.
Nos chantiers bénévoles suivent une recette éprouvée : un objectif clair annoncé à l'avance, des outils pour tous, les conseils de ceux qui savent, la prudence pour tout le monde — et à midi, une table commune qui transforme la corvée en fête. On y vient pour aider, on y revient pour l'ambiance.
Les dates sont annoncées au village et communiquées à toute personne qui nous laisse son adresse. Aucune compétence n'est exigée : il y a toujours une tâche à la mesure de chacun, du maniement de la débroussailleuse au service du café. Pour être prévenu des prochains chantiers, un message suffit : page contact.